Ars Nova - musique vocale et instrumentale du Moyen Age et de la Renaissance


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Les sons
Les sons sortant des instruments sont produits par des vibrations de l'air (pour les flûtes), des cordes ou des anches.
Un son situé un octave au-dessus (do aigu pour do grave) voit sa fréquence (nombre de vibrations par seconde) multipliée par 2. Un son situé une quinte au-dessus (sol pour do) voit sa fréquence multipliée par 3/2.
Naturellement, nos ancêtres n'ont pas tout de suite constaté ce rapport de fréquence. Il n'est pas impossible cependant qu'ils aient remarqué le caractère particulier des accords formés par de telles dispositions de sons.

La musique grecque
La musique la plus ancienne que l'on connaisse est celle des Grecs, datant d'environ 500 av J.C. Ce ne sont pas des partitions (peu nombreuses et difficiles à déchiffrer) qui sont venus jusqu'à nous, mais des textes théoriques de musique et d'acoustique.
Le premier grand théoricien de la musique occidentale est le mathématicien
Pythagore (580-500 av JC).
La musique grecque se limitait à une seule mélodie, chantée ou jouée sans harmonie. Le rythme de la musique était étroitement associé à la façon de parler la langue. Les instruments étaient la cithare (instrument à cordes pincées, censée avoir un effet apaisant), et l'aulos (instrument à anche double, censée communiquer une certaine excitation).

Les notes
Pythagore démontra que la hauteur du son produit par la vibration d'une corde pincée avait un rapport direct avec sa longueur. Le son montait d'un octave chaque fois qu'on divisait la longueur de la corde par deux. Il calcula ainsi les rapports numériques des principaux intervalles : octave (de do grave à do aigu) : 2 - quinte (de do à sol) : 3/2 - quarte (de do à fa) : 4/3.
En construisant une note située une quinte au-dessus de la note précédante, et en répétant ce schéma, Pythagore s'aperçut qu'on finissait par retrouver la note initiale, mais avec quelques octaves de plus. Il découvrit ainsi la série des quintes, qui donne, avec notre notation moderne : fa-do-sol-ré-la-mi-si-fa#-do#-sol#-ré#-la#-mi#(fa). Les notes étaient nées.
En les plaçant sur un seul octave, les notes se suivaient, soit d'un ton, soit d'un demi-ton.

l'apparition des gammes
Dans la Grèce antique, l'intervalle de base n'était pas l'octave (comme pour nous), mais le tétracorde.
Il s'agissait d'un intervalle de quarte, dont les notes d'extrémité étaient fixes, mais dont les deux notes internes étaient mobiles et déterminaient la nature du tétracorde (diatonique, chromatique, enharmonique). Le tétracorde diatonique était composé de 2 tons et d'un demi-ton.
Dans ce genre diatonique, qui constitue la base de la musique occidentale, la place du demi-ton déterminait le mode : dorien (1/2 - 1 - 1) - phrygien (1 - 1/2 - 1) - lydien (1 - 1 - 1/2).
En rajoutant deux tétracordes l'un à la suite de l'autre, les Grecs inventèrent les différentes gammes possibles. Celles qui utilisaient des tétracordes identiques (deux doriens, deux phrygiens, deux lydiens) étaient appelées harmonia.
Les Grecs attribuaient une origine divine et une signification religieuse à la musique. Ils pensaient que la musique représentait un condensé de l'ordre et de l'harmonie de l'univers. Ils pensaient également que les mélodies composées à partir de chaque harmonia relevaient d'une essence particulière, exerçant un pouvoir sur les émotions et le comportement humain.

l'héritage
Les Romains semblent avoir perpétué les traditions musicales grecques sans avoir poursuivi réellement leurs expérimentations. Ils ont cependant développé des instruments comme les cuivres (utilisés à des fins militaires) et l'ancêtre de l'orgue.
Opposée au "paganisme" grec et romain, l'Eglise ne favorisa pas l'exécution de la musique grecque et romaine, qui finit par disparaître.
Le chant chrétien apparut alors, issu de la musique rituelle juive et des airs profanes de l'époque.
C'est le pape Grégoire 1er qui encouragea l'uniformisation de la musique liturgique, qui prit le nom de chant grégorien.

29 janv 2012

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