Ars Nova - musique vocale et instrumentale du Moyen Age et de la Renaissance


Aller au contenu

le moyen age

la musique ancienne > les périodes

Le chant grégorien
Peu avant l'an 800, le pape Grégoire 1er regroupa les chants développés à Rome, leur attribua une place spécifique dans la liturgie, et veilla à ce qu'ils fussent utilisés dans l'ensemble de l'Eglise.
Une campagne de Charlemagne au IXème siècle favorisa l'expansion du chant grégorien, au détriment des autres formes de chant.
Le chant grégorien repose sur des modes inspirés des modes grecs antiques. L'octave est désormais l'intervalle principal. La note finale est déterminée en fonction du mode. C'est l'ancêtre de la tonique de nos gammes modernes.
Le chant grégorien est monodique : il ne comporte qu'une seule mélodie.

L'organum
Dès le IXème siècle, de nombreux musiciens s'attachèrent à élaborer une forme musicale plus complexe que la mélodie non accompagnée, et ajoutèrent une partie vocale destinée à être chantée en même temps que la ligne de chant principale.
Au début, seul l'intervalle d'octave était considéré comme harmonieux. Plus tard, ce furent également la quinte, puis la quarte.
Dans les premiers temps, la voix était simplement ajoutée en parallèle à la mélodie, à l'intervalle constant d'une octave, d'une quinte ou d'une quarte au-dessus.
Par la suite, la voix ajoutée et située au-dessus de la voie principale est devenue une contre-mélodie à part entière.
La voie inférieure est devenue la voie qui porte désormais le nom de ténor. La voie supérieure s'appelait le cantus.
Ce processus d'embellissement atteignit son apogée avec l'école de Notre-Dame-de-Paris, à la fin du XIIème siècle et au début du XIIIème siècle.
L'organum est à l'origine de la polyphonie, qui est l'une des bases principales de la tradition musicale en Occident.

Le motet
La voie supérieure de l'organum devint de plus en plus ornementée.
Vers 1240, on inventa des parties supérieures en français et en latin, appelées motets (de "mot"). Les compositions entières prirent ce nom.
Pendant la deuxième moitié du XIIIème siècle, cette forme devint la forme principale de la polyphonie en Europe.

L'ars nova
L'évolution des textes narratifs pour les voies supérieures des motets rendit nécessaire l'emploi de davantage de notes brèves, ceci pour que chaque syllable corresponde à une note.
Il s'en suivit une évolution de la notation, dont les principes furent exposés dans le traité "Ars Nova" (vers 1320) de Philippe de Vitry (1291-1361).
Alors que les motets antérieurs à cette époque avaient pour fondement le ténor (généralement la voix la plus grave), les chansons polyphoniques de l'ars nova semblent avoir été construites pour la voie la plus élevée (le cantus).
Guillaume de Machaut (France) et Francesco Landini (Italie) sont les compositeurs majeurs de ce XIVème siècle.
Le XVème siècle vit l'apogée de cette technique. Avec l'ars subtilior, on arriva à des compositions très techniques, parfois difiicilement jouables par les musiciens eux-mêmes.
Mais déjà, en Angleterre, apparut une nouvelle technique incluant beaucoup plus d'harmonie ...


29 janv 2012

Revenir au contenu | Revenir au menu