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la musique ancienne
Les clefs
Nous connaissons tous la clef de sol, qui marque le début d'une partition musicale. Mais en connaissons nous l'origine ?
Dans le monde latin, les notes sont connues depuis longtemps sous le nom de Do (Ut au début), Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si. Dans le monde anglo-saxon, elles sont toujours connues comme des lettres de l'alphabet, en commençant par le La, qui prend ainsi la lettre A. On retrouve cette appellation dans la transcription des accords modernes.
Il y a près de mille ans, les notes n'étaient connues que comme des lettres. A pour La, B pour Si, C pour Do, D pour Ré, E pour Mi, F pour Fa et G pour Sol.
Quand un musicien écrivait une partition, il indiquait par la lettre correspondante, l'endroit de la portée où se trouvait cette note.
C'est ainsi qu'il mettait un G pour indiquer où il fallait jouer le Sol. La clef de Soil n'est rien d'autre qu'un G stylisé.
Et regardons les autres clefs. La clef de Fa ne ressemblerait-elle pas à un F avec un autre style ? Et la clef d'Ut à un C avec encore un autre style ?
Les signatures
Dans beaucoup de partitions, la signature 4/4 est remplacée par un C. D'où vient ce symbole ?
Nos ancêtres avaient repéré deux rythmes importants : le rythme termaire et le rythme binaire. Ils considéraient le rythme ternaire comme le rythme parfait. Ils le représentèrent avec un cercle, un O. Par opposition, le rythme binaire était considéré comme le rythme imparfait. Ils le représentèrent avec un cercle interrompu. Le cercle interrompu est devenu avec le temps un C.
La signature 4/4, qui marque un rythme binaire, a ainsi hérité du symbole du rythme considéré autrefois comme imparfait.